Équipement

L’affaire est dans le sac

Écrit par Tanya Davies
Publié le

Vous assistez à une partie de rugby et un joueur tombe et reste au sol, souffrant clairement. Le thérapeute du sport de l’équipe accourt de la ligne de côté, son sac banane prêt. Il traite le joueur, qui se lève et retourne au jeu. Et vous vous demandez : mais qu’est-ce qu’il y a donc dans ce petit sac magique?  Et est-ce qu’un thérapeute du sport qui se trouve sur le terrain en a toujours un?

« Oui », répond Jason White, thérapeute du sport agréé aux Physiohealth Studios de Toronto. « Vous ne verrez jamais un thérapeute du sport sans son sac banane. C’est ce qui l’identifie comme thérapeute du sport sur le terrain. »

Jason sait exactement de quoi il est question. Il est le thérapeute du sport de Rugby Canada et de l’équipe de hockey sur luge de l’Ontario et était thérapeute du sport sur le terrain lors des Jeux parapanaméricains et Invictus à Toronto.

Le contenu du sac banane d’un thérapeute du sport dépend du sport et de l’équipe. « Chaque sport exige des fournitures de premiers soins précises et des rubans adhésifs propres au sport, explique Jason. Les règles et les politiques varient d’un sport à l’autre, et les besoins de chaque athlète diffèrent, eux aussi. » 

Chaque pochette et compartiment du sac est rempli de matériaux, d’instruments, de médicaments et de rubans de premiers soins précis. Chaque thérapeute du sport organise son propre sac pour trouver ce dont il a besoin facilement et rapidement. « Je peux trouver ce que je cherche les yeux fermés », révèle Jason. C’est important, parce qu’il est essentiel d’être efficace et rapide quand un athlète est blessé.



Que contient le sac de Jason?

L’article qu’il utilise le plus est le ruban (à l’oxyde de zinc, ultraléger, bande Leukotape, ruban PowerFlex et ruban isolant) pour bander et renforcer les articulations, les muscles et les ligaments et couvrir les bandages de premiers soins, et « parfois pour réparer un crampon », dit-il.

On peut également y trouver les fournitures suivantes :

  • De l’iode et des tampons imbibés d’alcool, de la gaze, des pansements non adhérents, des bandes Steri-Strips, des onguents antibactériens.
  • Divers ciseaux, des ciseaux pour personnel paramédical, des coupe-ongles, des pinces pour les échardes, les envies, les morsures et les piqûres, et un coupe-ruban Shark, « un outil très pratique qui permet de facilement enlever le ruban, les maillots et toute sangle ou ceinture en cas d’urgence ».
  • Une petite serviette pour contrôler les saignements, et des pansements triangulaires pour faire des attelles et contrôler le saignement.  
  • Des lingettes et du désinfectant pour les mains antibactérien pour éviter de répandre les microbes et les matières contenues.
  • Des papiers-mouchoirs pour les « nez morveux et sanglants ».
  • Des Tums pour « les estomacs nerveux ».
  • Un petit calepin, des stylos, le nom et le numéro de téléphone des personnes-ressources du plan d’action en cas d’urgence, pour inscrire tout renseignement et tous signes vitaux nécessaires lors d’une urgence.
  • Des attelles de doigt, lorsqu’une petite blessure exige un soutien supplémentaire qui permet stabilité et protection.
  • Un masque de réanimation, un tube oropharyngé, des gants protecteurs en nitrile, un chronomètre pour mesurer les signes vitaux avec précision, un brassard pneumatique et un stéthoscope.
  • Des sachets de moutarde pour les crampes musculaires. « Pourquoi de la moutarde, vous demandez-vous? Les crampes musculaires peuvent être causées par une carence en acétylcholine, le neurotransmetteur qui stimule les muscles pour les faire travailler, explique Jason. La moutarde contient de l’acide acétique, qui aide le corps à produire plus d’acétylcholine. »
  • Des insignes canadiens « pour exprimer notre fierté et rendre hommage à notre culture ».
  • Des élastiques pour les cheveux.
  • De l’écran solaire, « car je me rends surtout dans les pays tropicaux lors de mes déplacements, et j’essaie d’obtenir le hâle parfait en voyageant! »

« J’ai parcouru le monde lors de nombreux événements sportifs, du Kazakhstan à Dubaï, au Chili, aux Bahamas et à la Corée du Sud, dans des arénas, des centres aquatiques, des installations sur la plage et des complexes avec terrains et gazon, conclut Jason. Mon sac banane a eu la vie dure, mais en a vu beaucoup; c’est un vétéran comme moi. Il ne m’a jamais laissé tomber. »

Thérapeute du sport
Jason White

R.Kin, RMT, CAT(C), SMT(C)

Ancien nageur de compétition, Jason White a connu nombre de blessures et de traitements. Son désir d'aider les autres à surmonter leurs blessures et à reprendre un mode de vie sain l'a poussé à devenir thérapeute du sport et massothérapeute autorisé et inspire sa pratique privée actuelle.