Je suis Blessé, Que Dois-Je Faire?

La Bonne Attitude

Écrit par Jasmine Miller
Publié le

Le futsal est un sport intense et éprouvant. Comme au soccer, les joueurs courent, font des passes et des jeux de pieds complexes, mais ils jouent à l’intérieur, sur un plancher solide, avec un ballon plus petit et plus dur. Il faut un dévouement pour rester en forme, mais c’est un défi d’éviter les blessures. 

Samira Razavi, thérapeute du sport du Futsal Club Toronto, voit des écoliers et des joueurs du dimanche dans la quarantaine pratiquer ce sport tous les jours. En ce qui concerne les blessures, « une attitude positive motive les gens à prendre leur rétablissement en mains », affirme-t-elle. 

En fait, selon des recherches, les gens positifs obtiennent des résultats plus favorables pour presque toutes les questions de santé. Ils vivent plus longtemps, résistent mieux au rhume et il est moins probable qu’ils meurent d’une maladie cardiovasculaire que les gens négatifs. De plus, leur taux de dépression est plus faible, donc une attitude positive est une partie indéniable du bien-être. 

Elle joue également un rôle de premier plan dans le rétablissement. 

Comme de nombreux thérapeutes du sport, Samira a recours à la thérapie manuelle et au mouvement pour soigner ses clients. » Les clients qui ont une attitude négative ont tendance à aimer le volet de thérapie manuelle du traitement, mais redoutent le moment où ils doivent descendre de la table et se mettre au travail, révèle-t-elle. Une attitude positive permet aux clients d’effectuer les mouvements comme il faut à la clinique et de se souvenir de leur effet, donc ils peuvent les refaire dans leur programme d’exercice à domicile. » Il est essentiel de « faire ses devoirs » lorsqu’on essaie de se rétablir d’une blessure.

Mais il peut être difficile de garder une attitude positive même si tout va bien. Si la personne souffre ou craint de ne pas pouvoir reprendre une activité qu’elle aime, elle n’est pas exactement un rayon de soleil. Heureusement, on peut apprendre à être optimiste. On peut se faire croire qu’on est optimiste, même si on ne le sent pas. 

Tout d’abord, soyez réaliste. "Les clients s’attendent à un certain niveau de rétablissement à un certain moment, et s’ils ne respectent pas leurs propres critères, ils se découragent et deviennent négatifs", explique Samira. 

Attendez-vous à ce que votre thérapeute travaille avec vous pour que vous restiez positif. "S’il s’agit d’un athlète très compétitif, je transforme tout en compétition contre moi; habituellement, il gagne et ça le rend heureux", affirme Samira. Elle veille également à montrer aux clients leurs progrès, et à leur montrer à faire le suivi de leurs limites lorsqu’ils poussent, tirent ou s’étirent. "Le fait de physiquement voir le changement aide l’athlète à rester concentré", poursuit-elle. 

Ne vous rabaissez pas. Il peut être facile de parler de façon négative lorsque, à la deuxième, septième ou douzième séance, vous ne pouvez toujours pas mettre de poids sur votre cheville, étirer la main au-dessus de la tête ou atteindre un objectif que vous vous êtes fixé. Vous devez croire que vous y parviendrez, et qu’un dialogue intérieur négatif vous nuit. Le dialogue intérieur instructif ("Le bras droit!" "Le pied bien haut!" "Respire!", etc.) est plus efficace que le dialogue intérieur motivant ("T’es capable!" "Vas-y fort!", etc.). 

Si vous restez positif, vous resterez motivé. 

Thérapeute du sport
Samira Razavi

BPHE, ATC, CAT(C)

Actuellement thérapeute du sport principale du Futsal Club Toronto, Samira offre des soins d'urgence immédiats sur le terrain, enseigne des techniques de prévention des blessures et offre une réadaptation, et a travaillé avec les athlètes universitaires du George Brown College et les équipes de soccer de la University of Toronto, et au Ontario Soccer Center aux niveaux provincial et national. Elle travaille également pour Competitive Edge Physiotherapy and Sports Conditioning lorsqu'elle n'est pas sur un terrain de soccer ou de futsal.